Sri Lanka : La suite

La culture Sri lankaise s’infuse tranquillement dans notre quotidien ; on délaisse le café pour le thé, on mange plus piquant, on médite et on ne se ronge plus les ongles, on raffole de la noix de coco (dans les plats sucrés autant que les salés), on passe nos journées nus pieds et on est super bronzés!

Après plus de 10 jours sur la côte sud, on prend le bus vers les montagnes.

Ella et Nuwara Eliya

Plantations de thés, rizières et forêts tropicales, en posant le pied dans les montagnes du centre, on perd ses repères. Un simple sourire envers un Sri lankais suffit pour illuminer son visage. Heureusement, car nous avons passé 8 jours dans les montagnes et la pluie fut une trame sonore continuelle. La mousson, disent-ils…. Il existe la petite et la grosse. Si nous avons vécu la petite, je ne veux/peux pas imaginer la grosse. Bref, nous n’avons pas pu apprécier les activités extérieures comme nous l’avions espéré mais…. nous en avons profité tout de même.

Nous avons fait quelques randonnées à Ella afin d’avoir une vue magnifique sur les plantations. Le petit village est assez sympathique, nous avons visité ses quelques rues et restos et avons même croisé des amis de la côte sud!

À Nuwara Eliya, nous avons visité la Pedro factory, l’un des plus gros producteur de thé au Sri Lanka. Nous apprenons qu’une cueilleuse de feuilles doit en amasser 18 kilos par jour. Elles sont environ 250 cueilleuses… vous pouvez imaginer la quantité de thé produite!

Toujours à Nuwara Eliya, notre activité favorite fut une après-midi et soirée cours de cuisine. Avec nos 2 amies allemandes et notre hôte Sri lankaise (Sue) nous sommes allés au marché. Dégustations de fruits et sélection des légumes pour le souper, nous sommes impressionnés par la variété des produits. Notre découverte : le egg fruit. Gros comme une pomme, celui-ci a une texture très crémeuse. D’un jaune opaque très clair (comme un œuf), il a le goût semblable à une mangue. C’est vraiment délicieux et très nutritif.

Nous repartons vers notre guesthouse pour cuisiner un rice and curry et des coconuts rôtis (crêpes à la noix de coco). Le souper fut absolument savoureux. Une vraie fiesta Sri lankaise.

Adam’s peak

Avec la pluie qui persistait, nous avons hésité à aller à Dalhousie pour faire l’ascension du Adam’s peak. Après mûre réflexion, beau temps mauvais temps, nous voulions tenter l’expérience.

L’épreuve débute normalement à 2h du matin à Dalhousie, petit village enfoncé dans les montagnes. C’est 5500 marches plus tard que les pèlerins de 4 religions se réunissent pour prier près d’une empreinte de pied au lever du soleil. C’est le bouddhisme qui prédomine au Sri Lanka et pour ses croyants, c’est l’empreinte du bouddha qu’on vient visiter. Les bouddhistes sont en quête individuelle de l’éveil, notion purement altruiste par l’extinction du désir égotique. Certains montent très souvent.

Sachant que nous n’allions pas pouvoir profiter de la vue spectaculaire au top, nous avons commencé l’ascension à 5h am. Fièrement arrivés au sommet, nous avons la tête dans les nuages. Normalement, avec un ciel dégagé, voici la beauté du paysage. Cette photo a été prise une semaine auparavant par Annie.

La descente est plutôt rude pour les mollets car les marches sont assez hautes. « On souffrira demain, je pense!» En effet, 2 jours de courbatures!

« Trempés à la lavette », on prend le train vers Kandy. La route prise est vraiment splendide. Les plantations de thés et les montagnes à perte de vue et des cueilleuses un peu partout nous souriant au passage.

Ce soir là, nous prenons la décision de retourner sur la côte sud plutôt que de monter vers le nord tel que prévu. La pluie étant trop intense, nous cherchions un peu de beau temps. Une grosse journée de transport nous attend pour nous rendre à Hikkadua puis Weligama.

Côte sud de nouveau

Les bus, les tuktuks, et le train sont nos principaux moyens de transport. On les prend tous en se cramponnant ; les Sri lankais ont une conduite assez téméraire, leur code de conduite est plutôt élastique et ils ont le réflexe du klaxon dans les veines. Les distances ne sont pas trop fatigantes et les départs sont très fréquents vers les villes principales.

Nous avons donc passé notre dernière semaine sous le soleil et les cocotiers. Pour ne pas avoir une impression de déjà vu, on décide de loger à une nouvelle auberge bien sympathique.

On ne se lasse pas de la routine ; surf, yoga, bronzette et rice and curry. Les vagues sont parfaites pour les débutants-presqu’intermédiaires que nous sommes devenus. On se prend encore des machines à laver (miam miam de l’eau salée) mais, on prend de plus grosses vagues, on fait de beaux virages et on tient très bien. Nous avons peu de photos de ces moments puisque nous aimons surfer ensemble, c’est plus agréable pendant les accalmies parfois longues (quétaine mais vrai!).

Nous avons eu la chance de rencontrer des gens géniaux sur la route. Locaux ou voyageurs, nous avons passés de bons moment avec plusieurs personnes. Nous nous souviendrons longtemps du hochement de tête très particulier des Sri lankais. De droite à gauche avec un sourire non-confirmé, ils l’utilisent TOUJOURS pour signifier un « c’est correct ».

-Lamourel: « Can we have breakfast at 8?

-hôte: hochement

Ian, un Sri lankais de Negombo, nous a invité à luncher chez lui. Quelle bonne façon de finir notre visite sur une note positive!

La bouffe sri lankaise

Toujours ouvert à découvrir de nouveaux mets, nous avons essayé un déjeuner d’ici : le Kiribath. C’est du riz cuit dans du lait de coco. Puis on le déguste avec du sambol aux oignons épicés ce qui donne un contraste de saveurs surprenant. Sa version plus complexe et plus sucrée (notre pref) est le imbul kiribath. C’est en fait une boule de kiribath et à l’intérieur, on enferme un mélange caramélisé de noix de coco, de sirop de palmier et de cardamome. « Je vais te prendre 3-4 boules! ». La photo démontre un imbul kiribath de paresseux, ils n’ont pas fermé la boule -_-

Tel que mentionné plus tôt, nous avons eu la chance d’avoir un cours de cuisine hyper complet qui nous permettra de recréer notre plat favori, le rice and curry! Les épices sont bien évidemment très présentes. Cumin, graines d’aneth, clou de girofle, cardamome, cannelle, feuille de curry, gingembre frais.

Puis, beaucoup de légumes, beaucoup d’ail, des lentilles, de la noix de coco, du lait de coco et du poulet.

Nous avons donc concocté un curry de citrouille, un dhal curry (lentilles oranges), une compotée d’aubergines et tomates, un curry de poulet épicé, un coconut sambol épicé et finalement, des coconut rotis. Qui est intéressé? Alexe a pris des notes (des vraies) et Édouard aussi (dans sa tête). On dévore encore nos rice and curry avec passion, oui oui!

Réflexion (du gros sérieux)

Je (Alexe) réalise que ce voyage est comme un demi-marathon suite à une bonne préparation (Boooon, encore elle nous parle de course!). Au début, tu pars, tu cours à une bonne vitesse et tu te sens tellement bien, le vent dans les voiles. Puis, vers le 7ième kilomètre tu réalises qu’il t’en reste encore 14 alors vaut mieux ralentir un peu. Tu as ta première fatigue, une petite pensée négative et tu te demandes ce qu’il t’a pris de t’engager dans cette épreuve. Puis, le 2ieme souffle se montre le bout du nez (Allo!!) Tu reprends un bon rythme, tu profites du parcours et tu te surprends à sourire un peu beaucoup. Nous en sommes à notre 11ième kilomètre et le sentiment est génial. Un peu moins de la moitié devant nous et nous avons toujours plein d’énergie (on a bien fait de se préparer!) On a cette impression d’être invincible, qu’on pourrait courir et ne jamais s’arrêter, ne jamais se fatiguer. Sachant qu’on se prend toujours le fameux mur au 17ième kilomètre, je comprends qu’il est sage de continuer à profiter tout en prenant le temps (On là, le temps!) de bien se reposer par moment. On pourra ainsi arriver au bout avec un sourire de champion et une forte envie de planifier la prochaine course!

Alors, qui a envie d’aller visiter ce pays dans lequel la jungle et l’océan se font la cour?

On part maintenant vers l’Indonésie, Lombok et Bali plus précisément. On reste à l’affût des éruptions volcaniques ;).

4 Replies to “Sri Lanka : La suite

  1. Merci de partager vos photos qui nous donnent une image de ce pays mal ou peu connu…..à travers vos récits, vous nous donnez le goût d’y aller….(sauf pas durant les moussons hihihihihihih) .

    Il est clair que votre entraiment physique et spirituel n’a pas été en vain. La course continue mais c’est à vous deux de choisir le rythme…..bonne continuité et on a déjà hâte de voir l’Indonésie à travers vos yeux ….

    Bisous

    Jean et Nicole

    1. Merci de nous lire. Je pense que vous aimeriez ce pays. J’ai bien hâte d’entendre vos impressions de l’Afrique du Sud! Des bisous et des câlins.

  2. On a vraiment l’imp De voyager avec vous et même de participer à vos réflexions 😉. Cette fois ce n’est pas un demi-marathon, c’est le full. Là faut apprendre à gérer la course. Ralentir encore car il y a des fous des imprévues. Vous vous êtes bien préparer. Au 32 ieme les émotions sont plus souvent près de la conscience, Maos on peut toujours les transformer en souriant aux passants qui nous encouragent et nous redonne le courage de continuer. Le but n’est pas la destination mais de bien profiter du voyage.🏃🏻‍♀️☀️🏃🏻‍♀️💜

    1. Je ne pensais pas avoir le droit d’évoquer le marathon car j’en n’ai pas encore vécu la vraie expérience ;). 2018 a tes côtés!
      En effet, quand on se sent fatigués, ce sont vos beaux commentaires qui nous donnent de l’énergie supplémentaire et le courage. On profitera jusqu’au bout 🙂 XX

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